Chronique d'un A-brutis

26 février 2017

Haas, Red Bull et Toro Rosso pour finir !

A la veille du début des essais hivernaux, on sait désormais de quoi auront l'air toutes les monoplaces du championnat du monde de F1 : les Williams, les Sauber, Force India, Renault, Mercedes, Ferrari, McLaren, et désormais Red Bull, Haas et Toro Rosso.

c5mlbonu4aazwmkNouvelle venue en F1 l'an dernier, l'écurie américaine Haas a fait forte impression pour ses premières courses, avec une sixième place en Australie suivie d'une cinquième à Bahrein aux mains de Romain Grosjean. Si le français et son coéquipier Esteban Gutierrez sont par la suite rentrés dans le rang, la jeune équipe n'en a pas moins fini à une belle 8ème place finale, loins devant Renault, Sauber et Manor. Cette année, Kevin Magnussen et notre Romain national auront pour tâche de faire mieux. Une mission difficile malgré le soutien de Ferrari, mais pas impossible. Sérieuse, l'écurie a montré l'an dernier qu'elle avait encore des choses à apprendre sur le fonctionnement de la F1. Si les leçons ont bien été apprises, on peut espérer voir Haas en milieu de peloton.

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Du côté de Red Bull, Daniel Ricciardo et le super talent Max Verstappen piloteront une RB13 dont la livrée est dans la lignée de celles de l’année précédente. Le logo Aston Martin reste présent, pour rappeler le partenariat lié avec la marque britannique pour la réalisation d’une supercar dessinée par Adrian Newey, et le partenariat moteur avec Renault est reconduit, toujours sous le nom de Tag Heuer. L'aileron de requin est adopté, ainsi qu'un nez très travaillé. Seule écurie à être parvenue à gagner des Grand Prix en dehors de Mercedes l'an dernier, Red Bull aura pour but de retrouver les sommets des sommets, auxquels ils étaient habitués il y a encore trois ans. Pour cela, l’alliance entre le rapide et désormais mature australien et son petit jeune fougueux d’équipier semble être une combinaison idéale.

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Et enfin Toro Rosso, qui est une des rares écuries à présenter un nez radicalement différent de celui vu l’an dernier. Celui de la STR12 rappelle davantage l’avant de la Mercedes. Mais c'est bien la livrée qui fait le plus parler : exit la couleur sombre dérivée de celle de l'équipe soeur, remplacée par une superbe robe bleue et grise qui s'attire d'ores et déjà les grâces de nombreux observateurs. Carlos Sainz et Daniil Kvyat, ancien pensionnaire du team autrichien « rétrogradé » chez les italiens au profit de Max Verstappen début 2016 auront pour tâche de maintenir l’équipe au milieu du peloton (elle occupe la 7ème place du championnat sans discontinuer depuis 2014) et pourquoi pas de faire mieux.

 

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Et voilà qui clôt donc la série des présentations ! Quant à moi, les vacances de ski se terminent, je retourne au boulot, comme nos braves pilotes qui se remettent au travail dès demain ! En espérant que la saison tienne ses promesses !

 

 

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25 février 2017

Les Mercedes, Ferrari et McLaren sont là !

Vous vous déconnectez deux jours, et voilà ce qui arrive : quand vous revenez, Mercedes, Ferrari et McLaren ont présenté leurs nouvelles armes sans vous prévenir !

Voilà donc qui est fait : les nouvelles flèches d'argent, les Mercedes W08 qui seront confiées à Lewis Hamilton et Valterri Bottas ont été dévoilées.

c5wjsivxaaegcxeComme pour la plupart des équipes qui ont déjà résenté leur voiture, le nez est très proche de celui utilisé l'année précédente. Mercedes est en phase de test pour déterminer si elle utilisera ou non un aileron de requin.

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La grande question est bien sûr de savoir si la domination des flèches d'argent va se porusuivre pour une quatrième année consécutive. Depuis 2014, celle-ci est si écrasante qu'elle nous fait presque regretter l'époque Red Bull... Mais avec une W07 assurée du sacre depuis le GP du Japon 2016, nul doute que l'écurie de Brackley, contrairement à ce qui a pu arriver à Ferrari et McLaren en 2009, aura eu du temps pour paufiner sa nouvelle arme. Quoi qu'il en soit, on attend de voir Valterri Bottas franchir le pas et rentrer dans le cercle des vainqueurs de Grand Prix maintenant que sa réputation d'outsider régulier chez Williams est bien établie.

 

Du côté des rouges, là encore, le nez conserve la forme qu'il avait l'an dernier. La SF70H est toujours peinte en rouge (c'est vraiment incroyable), et arbore un aileron de requin.

ferrari-sf70h-3Après un exercice 2016 décevant et frustrant pour la formation de Maranello et son pilote vedette Sebastian Vettel, l'objectif de cette monoplace est clairement de permettre à l'équipe de revenir aux avant postes, et de renouer avec la victoire. Avec l'expérimenté Kimi Räïkkönen, champion en 2007, et le quadruple champion du monde allemand, Ferrari possède un équipage complémentaire et rapide, très efficace. Mais il est temps que la Scuderia retrouve un peu de stabilité, elle qui a tendance depuis certaines années à alterner le bon (2010, 2012, 2015) et le moins bon (2011, 2014, 2016...).

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Et enfin, McLaren. Si de récents teasers nous avaient présenté un nez fin, il n'en est rien, et c'est là encore un nez semblable à l'an dernier qui est présenté. La MCL32, un nom en rupture avec la tradition des MP4-X de l'écurie de Woking, possède un aileron, de requin. Comme promis, elle est majoritairement orange, une jolie livrée qui claque. Personnellement je la trouve très belle.

f1-mclaren-mcl32-launch-2017-mclaren-mcl32La fin du "tandem des anciens" Alonso-Button est une nouvelle nouveauté dans l'équipe. Le double champion du monde espagnol fera équipe avec le grand espoir belge Stoffel Vandoorme, dont la seule apparition en F1 l'an dernier à Bahrein avait laissé entrevoir de très belles choses puisque l'ancien champion GP2, dont l'ascension en F1 fut anormalement lente étant donné son palmarès, avait offert à McLaren ses premiers points en 2016. Il est grand temps que l'association avec Honda paie et que l'écurie qui fit gagner Fittipaldi, Hunt, Prost, Senna et tant d'autres renoue enfin avec la victoire qui la fuit depuis 2012. A bon entendeur...

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22 février 2017

Force India présente sa VJM10 !

Dix saisons... Il y a neuf ans, Force India, une nouvelle équipe, ou plutôt un nouveau nom, le 4ème en 4 ans, pour l'ex-écurie Jordan, devenue Midland, puis Spyker, et enfin Force India. Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts. Une première saison en fond de grille, des premiers points marqués à Spa l'année suivante avec l'incroyable seconde place de Fisico, puis la montée en puissance, inexorable, jusqu'à la 4ème place du championnat constructeur l'an dernier. On connaît maintenant la nouvelle arme de Sergio Perez et de notre Esteban Ocon national.

jm17122fe11La VJM10 est donc adaptée au nouveau réglement en vigueur. L'aileron de requin se termine par une arrête droite, le nez me rappelle un peu celui de la McLaren de 2014 , avec une cassure assez droite à l'avant. Côté livrée, on reste dans la lignée des modèles précédents, avec du gris, du noir et du orange majoritaires.

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Qu'espérer pour cette sympatique équipe, déjà montée à 5 reprises sur le podium ? L'an dernier, on disait que la 5ème place aquise en 2015 serait difficile à améliorer, et pourtant... Sergio Perez, le bouillant mexicain, fera équipe avec l'espoir français Esteban Ocon. Quatre ans après que Jules Bianchi ait failli rejoindre les rangs de la formation de Silverstone, le jeune normand aura fort à faire pour faire jeu égal avec son équipier et honorer la confiance que Vijay Mallya a mis en lui.

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21 février 2017

Présentation de la Renault R.S.17

L'an dernier, Renault avait présenté une R.S.16 dans une belle livrée noire avant de faire rouler une voiture dans une magnifique livrée jaune, cette fois, les deux couleurs seront arborées pour l'exercice 2017.

C5MmLxAXUAAcFZDL'expérimenté Nico Hülkenberg, passé par Williams, Force India et Sauber, et Jolyon Palmer auront la lourde tâche de faire progresser une écurie Renault qui n'est pas parvenu l'an dernier à convaincre pour son retour dans la discipline, en ne marquant des points qu'à trois reprises et en terminant à une piètre 9ème place au chamionnat constructeur (derrière les débutants de Haas...).

La mise au point d'un nouveau moteur, le recrutement du vainqueur 2015 des 24 heures du Mans, le passage à une nouvelle réglementation technique et des refontes dans le management de l'équipe (départ de Frédéric Vasseur) offrent de nouveaux espoirs à l'écurie française. Rappelons que Renault, pionnier de l'introduction du turbo en Formule 1, n'est jamais parvenu à remporter un championnat du monde avec cette technologie... Il est grand temps de réparer cet affront !

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20 février 2017

La nouvelle Sauber C36 !

Nouvelle livrée, hommage aux 25 ans de la structure suisse (et oui, Sauber a débuté en F1 en 1993), nouveau look (issu de la nouvelle réglementation), c'est aprti pour la Sauber C36 ! C5GTrb3WMAItzMv

Pilotée par Marcus Ericsson et le grand espoir allemand Pascal Wehrlein (quand il sera remmis de sa blessure occasionnée par son violent crash lors de la ROC), propulsée par le moteur Ferrari, elle aura pour mission de replacer Sauber en milieu de peloton maintenant que Manor n'est plus là pour concurrencer l'équipe en fond de grille. Le nouveau directeur technique Jörg Zander a "privilégié la stabilité aérodynamique à l'optimisation des appuis". L'avenir nous dira si le paris était bon.

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19 février 2017

Formule e : Buemi poursuit sur sa lancée

Trois courses et trois victoires pour le suisse Sébastien Buemi dans la troisième saison de la Formule e ! Le champion en titre ajoute Buenos Aires à son palmarès après Honk Hong et Marrakech. Parti troisième, le pilote du Renault-eDams a parfaitement géré sa course pour s'imposer et prendre le large face à son rival Luca DiGrassi. L'ancien pilote Audi en WEC termine troisième d'une course dont il avait signé la pole.

formula-e-marrakesh-eprix-2016-nicolas-prost-renault-e-damsNouvelle venue dans la discipline, l'écurie chinoise Techeetah s'offre un premier podium grâce à la deuxième place de Jean-Eric Vergne. Quand au héros local José Maria Lopez, il doit se contenter de la 10ème place après avoir raté ses qualifications.

Au championnat, Renault-eDams s'échappe devant Audi Sport Abt et Buemi se construit une avance confortable devant Di Grassi. L'offensive PSA peine à s'envoler puisque DS Virgin n'occupe que la 6ème place du classement et que Sam Bird est 6ème chez les pilotes.

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18 février 2017

F1 2017 : Feu !

               C’est aux alentours de 5h30 ce matin que j’ai aperçu la nouvelle (oui, je prends le train tôt aujourd’hui) : Williams a présenté sa FW40, que piloteront en 2017 Lance Stroll et Felipe Massa. Comme tous les ans, l’excitation monte alors que les équipes s’apprêtent à dévoiler leurs nouvelles armes et leurs nouvelles couleurs, mais cette fois c’est un peu particulier, puisque en 2017, une nouvelle réglementation technique entre en vigueur. Alors si comme moi vous n’avez pas tout suivi dans les détails, petite présentation rapide de ce qui change.

 

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-> Les pneus

Les pneus sont plus larges : à l’avant, ils passent de 245 mm à 305 mm de largeur, et à l’arrière, de 325 mm à 405 mm.

 

-> L’aileron avant

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Il reste horizontal, comme le règlement l’impose depuis 2009. En revanche, comme cela ne vous a sans doute pas échappé, son bord d’attaque prend une forme de flèche, le nez étant alors avancé. L’aileron est plus large, pour correspondre à l’augmentation de largeur des pneus.

 

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-> Les pontons et le fond plat

Les pontons sont également plus larges, et comme l’aileron avant, adoptent un bord d’attaque en flèche.

Le fond plat a été réduit en longueur (de 100 mm) et est plus large.

 

-> Appendices aérodynamiques

Des déflecteurs latéraux de grande taille sont installés devant les pontons, ce qui devrait permettre de réduire les perturbations liées aux pneumatiques.

 

avant

-> Diffuseur

Sa largeur est augmentée, de 1000 mm à 1050 mm, et la hauteur de son extrémité passe de 125 mm à 175 mm.

 

derrière

-> L’aileron arrière

Là encore, un certain nombre de changements importants. La hauteur de l’aileron est fortement rabaissée, de 15 cm, sa largeur est augmentée de 20 cm, et les dérivent latérales adoptent un design en diagonale.

 

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-> Quels effets ?

Les monoplaces devraient être plus difficiles à piloter en 2017. Mais surtout, leurs performances devraient augmenter fortement, avec des gains espérés de cinq secondes au tour ! On comprend alors que les pilotes subissent cet hiver une préparation physique plus solide que d’ordinaire.

Et le spectacle ? Les nouvelles règles aérodynamiques ont été conçues pour favoriser les dépassements, en diminuant l’influence d’une voiture sur celle qui la suit par exemple. Mais certaines voix discordantes soulignent aussi que puisque les F1 passeront plus de temps à pleine charge sur un tour, les écarts liés aux blocs propulseurs (la règlementation ne change pas sur ce point) vont être accentués… par conséquent, Mercedes pourrait être encore plus avantagée que l’an dernier.

 

Nous verrons en Australie. En attendant, voici les dates des présentations des écuries :

Sauber : 20 février
Renault : 21 février
Force India : 22 février
Mercedes : 23 février
Ferrari : 24 février : selon certaines sources, la future Ferrari pourrait bien adopter une livrée rouge…
McLaren : 24 février : j’en parlais récemment, mais les rumeurs semblent se confirmer : la MCL32 devrait bien être orange !
Williams : 25 février : pour la présentation officielle
Haas : 26 février
Red Bull : 26 février
Toro Rosso : 26 février 

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13 février 2017

Triple Crown : Ces pilotes de la polyvalence Episode 2 : Maurice Trintignant

Le tennis a son Grand Chelem, le sport automobile sa « Triple Couronne », constituée par les trois plus grandes courses du monde, les 500 miles d’Indianapolis, les 24 heures du Mans et le Grand Prix de Monaco, les trois plus convoitées aussi. Dans cette petite série, nous nous intéresseront à des pilotes qui ont marqué l’histoire en participant à ces trois courses aux caractères si différents, et en démontrant ainsi leur polyvalence. Après A.J. Foyt, nous allons cette fois parler d’un pilote qui a marqué le sport automobile français en devenant le premier vainqueur tricolore d’un Grand Prix comptant pour le championnat du monde, Maurice Trintignant, qui nous a quitté il y a douze ans jour pour jour.

 

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Nom Trintignant    
Prénom Maurice    
Nation France    
Date de naissance 30/10/17    
Date de décès 13/02/05    
       
  500 miles d’Indianapolis 24 heures du Mans Grand Prix de Monaco
Départs 0 15 11
Poles Position 0 0 0
Meilleur résultat 0 1 1
Victoires 0 1 2

Né le 30 octobre 1917 dans le Vaucluse, Maurice Trintignant est le fils d’un propriétaire de vignobles. Ses trois grands frères participent tous à des courses automobiles, principalement sur Bugatti, et la mort de l’un d’entre eux, Louis, alors que Maurice n’a que 16 ans, ne l’empêchera pas d’attraper lui aussi le virus de la course.

Il débute en 1938, sur Bugatti. Ses débuts sont impressionnants : il termine 5ème de son premier Grand Prix, à Pau, puis gagne dès sa seconde sortie, à Chimay (Belgique) en 1939. La seconde guerre mondiale le contraint à mettre sa carrière entre parenthèses, et il dissimule sa Bugatti Type 51 dans une grange pendant toute la durée du conflit. Au moment de refaire tourner le 8 cylindres en ligne de sa monture, il découvre des crottes de rat, des « pétoules » en provençal, dans le réservoir, ce qui pose des problèmes d’alimentation. Cette anecdote amuse tout particulièrement Jean-Pierre Wimille et Roland Bugatti qui lui donnent alors le surnom qui le suivra toute sa vie : Pétoulet.

Son retour à la compétition dès 1947 est marqué par deux accidents en 1948 : le premier à Reims, et le second à Berne, au volant d’une Gordini. Déclaré cliniquement mort après avoir été éjecté de son véhicule, il se remet miraculeusement, et après deux semaines de coma, entame une convalescence qui s’achève en 1949.

Sa carrière en championnat du monde commence à Monaco en 1950 sur une Simca Gordini T15. Qualifié 13ème, il abandonne sur accident. Cette année là, il débute également au Mans sur Gordini mais ne voit pas l’arrivée. Il court également au Grand Prix d'Italie mais abandonne sur casse mécanique. Toujours chez Simca-Gordini en 1951, puis chez Gordini en 1952 et 1953, ses résultats sont bridés par le manque de compétitivité des voitures françaises face aux italiennes. Il se contente d’une victoire à Albi en 1951, à Caen, à Chimay, à Cadours et à Buenos-Aires, hors championnat, jusqu’en 1954 où il commence à piloter une Ferrari. Dès le Grand Prix de Belgique, il monte sur son premier podium. En juin, il remporte les 24 heures du Mans avec Jose-Froilan Gonzalez sur la Ferrari 375 Plus, après avoir terminé l’épreuve 6ème l’année précédente.

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La consécration en Formule 1 arrive l’année suivante, à Monaco le 22 mai 1955. Parti 9ème, Pétoulet esquive les embûches d’une course longue à l’époque de 100 tours (presque 3h) pour devenir le tout premier français à remporter un Grand Prix en championnat du monde. Comme en 1954, il termine le championnat à la quatrième place.

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Pour 1956, il passe chez Vanwall (cf notre article sur l’aventure Vanwall), mais ne voit pas une fois le drapeau damier en championnat. De retour chez Ferrari l’année suivante, il ne court que quatre GP. Pour 1958, il passe chez les anglais de Cooper, qui introduisent le concept du moteur arrière. Après le premier succès du constructeur signé par Moss en Argentine, c’est Maurice Trinignant qui offre sa deuxième victoire en championnat à l’équipe de John Cooper, encore à Monaco. En s’élançant 5ème, il mène 53 des 100 tours. Jusqu’en 1961, on verra principalement Pétoulet au volant de Cooper, il termine notamment second du Grand Prix des Etats-Unis 1959. Au Mans, il court pour Ferrari jusqu’en 1957, finit deuxième en 1959 sur Aston Martin avec Paul Frère, puis court sur Porsche en 1960.

Pour 1962, il passe chez Lotus, puis termine sa carrière en Formule 1 sur BRM en 1964. Il participe pour la dernière fois aux 24 heures du Mans en 1965 avec Guy Ligier mais abandonne au volant de sa Ford GT40.

Sa carrière terminée, il se retire à Vergèse dans le Gard, commune dont il est maire de 1958 à 1964. Il est l’oncle de l’acteur Jean-Louis Trintignant, qui s’essaiera aux courses automobiles.

 

Maurice Trintignant décède le 13 février 2005 à Nîmes. Aujourd’hui encore, il reste le seul pilote français à avoir inscrit son nom au palmarès du Grand Prix de Monaco et des 24 heures du Mans. Pionnier de la Formule 1, aux côtés d’Alberto Ascari, Juan Manuel Fangio ou Stirling Moss, il compte parmi les grands pilotes français, trente ans avant l’éclosion de la « French Connection ».

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12 février 2017

McLaren : ça bouge (enfin) !

McLaren, l'une des plus grandes écuries de Formule 1 de tous les temps, n'est pas au mieux de sa forme. Rien ne va plus : plus aucune victoire depuis 2012, un partenariat avec Honda qui peine à se montrer compétitif, des départs du côté des sponsors...

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2017 devrait marquer un nouveau départ pour l'écurie. La fin d'une époque, le début, peut être, d'une autre.

Tout d'abord, il y a le départ de Ron Denis, l'emblématique patron de l'équipe, qui avait fait de McLaren la référence absolue des années 1980. Après avoir laissé le commandement de McLaren F1 à Martin Whitmarsh en 2009, il avait effectué un retour début 2014, avant d'être forcé à la démission fin novembre 2016.

A peine investit à sa succession, l'homme d'affaire américain Zak Brown semble vouloir repartir sur de nouvelles bases. Si le partenariat technique avec Honda se poursuit, l'heure est aux changements, même symboliques.

  • Une nouvelle livrée : j'avais été assez déçu du choix de McLaren début 2015 de conserver une livrée majoritairement argentée alors même que l'arrivée de Honda constituait un bon prétexte pour un grand changement. Par la suite, la couleur noire des voitures ne m'avait jamais convaincue. Pour 2017, le changement devrait être radical, les rumeurs de plus en plus fortes indiquant le retour de la couleur orange, arborée par les premières McLaren.

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  • Un nouveau nom : la MP4-31 restera la dernière monoplace à porter ce légendaire préfixe, introduit en 1981 et qui signifiait à l'époque "Marlboro Project 4", en référence à l'écurie de Formule 2 de Ron Dennis, Project Four. Alors que Dennis souhaitait introduire son équipe en F1 avec le concept d'une voiture conçue en matériaux composites, Marlboro avait favorisé le rapprochement avec une écurie McLaren en perdition. Exit Ron Dennis, exit cette allusion au passé, la future McLaren s'appelera MCL32.

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  • Parti à la retraite, Jenson Button cèdera sa place au grand espoir du sport automobile Belge, Stoffel Vandoorme, dont l'unique Grand Prix disputé, à Barhein en 2016 en remplacement de Fernando Alonso, lui avait permi de s'illustrer en terminant 10ème.
  • Arrivé il y a quelques mois, Jost Capito, en provenance de VW en rallye, a annoncé fin décembre qu'il quittait finalement l'écurie.

Mais ce n'est pas tout : McLaren, ce n'est pas seulement de la F1, c'est aussi la production de supercars. Alors Zak Brown a très récemment évoqué l'éventualité d'un retour de la marque aux 24 heures du Mans, par le biais d'un programme GTE, voire (on peut rêver), d'un engagement en prototype. Actuellement, les McLaren sont présentes en catégorie GT4 (avec la 570S) et en GT3 (avec la 650S). On peut imaginer l'arrivée des magnifiques P1 dans le plateau déjà riche du GTE ! Pour rappel, McLaren s'était engagé pour la première fois en 1995 sur le double tour d'horloge sarthois. Sans jamais avoir bouclé de simulation sur 24 heures, F1 GTR s'étaient révélées les références de la course et l'équipage Dalmas/Letho/Sekyia l'avait emporté.

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Pour conclure, il faut sans doute rappeler que McLaren a déjà connu des périodes "sans" : début des années 1980 (avant l'arrivée de Ron Dennis), milieu des années 1990... mais ce qui en fait une si grande équipe, c'est sa capacité à rebondir. Alors gageons que les anglaises seront bientôt de retour au top !

Sur ces belles paroles, bonne semaine à toutes et à tous !

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08 février 2017

Rebadger n'est pas tricher Episode 3 : Bentley EXP Speed 8 (2001)

Au cours de l'histoire du sport automobile, et en particulier dans l'histoire moderne, de nombreuses marques, certaines sans le moindre rapport avec le sport, ont donné leur nom à des voitures, des moteurs, des écuries. On aperçoit ces marques un peu partout, c'est pourquoi je voulais, dans cette série, en présenter certaines.

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Cette fois c'est au tour d'une grande légende du sport automobile de se prêter au jeu du rebadgeage. Et comme cette pratique n'est pas propre qu'au monde de la F1, intéressons nous à celui des 24 heures du Mans : nous sommes en 2001, et c'est Bentley qui fait son grand retour.

Les orgines de la voitures remontent à 1999, alors qu'un constructeur allemand fait ses débuts en endurance : Audi. Hésitant entre un prototype fermé et une barquette ouverte, la marque aux anneaux choisi de faire les deux et engage deux R8R (barquettes) et deux R8C (coupés). Conçue en Angleterre par Racing Technology Norfolk (RTN), la dernière nommée souffre peut être d'un développement trop court. Engagées par Audi Sport UK au Mans, les deux voitures abandonnent, alors que leurs soeur découvertes s'offrent une troisième et une quatrième place. La messe est dite chez Audi : ce sera sans toit, et ainsi naquit l'Audi R8.

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Mais le projet n'est pas complètement enterré. Membre du groupe VAG depuis 1998, Bentley est une marque célèbre entre autre pour ses 5 victoires aux 24 heures du Mans, entre 1924 et 1930. Le groupe décide alors de faire revivre le mythe, et fait appel à RTN pour développer la voiture.

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La Bentley EXP Speed 8 est donc fortement insiprée de l'Audi R8C. La double bosse arrière est abandonnée, et des évolutions sont notoires, mais la filliation est forte. Surtout, c'est le moteur qui est identique : sous le capot de la Bentley, à peine rebadgé, c'est le V8 3.6 turbo Audi utilisé sur les R8R, R8C et R8. Les résultats sont plutôt bons puisque Wallace, Leitzinger et van de Poele terminent troisième en 2001.

En 2002, le V8 est modifié et passe à 4 litres de cylindrées, et la Bentley termine 4ème.

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Pour 2003, la voiture est modifiée, en particulier la face avant. Engagée sous le nom de Speed 8 tout simplement, avec le soutient du Joest Racing et en l'absence d'Audi officielles, les anglaises triopmhent et s'offrent le doublé. Le vainqueur Guy Smith fait équipe avec... Tom Kristensen et Rinaldo Capello, deux des "Audi Boys" les plus emblématiques ! On ne reverra malheureusement plus les Speed 8 au Mans, et Bentley se retire donc sur cette belle 6ème victoire.

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